Cuisine Avenue, le blog

Interview de gourmet : LaFrancesa

Posted on: 21 février 2012

LaFrancesa

La Francesa... aux fourneaux !

Notre série d’interviews de gourmets continue. Aujourd’hui c’est Valérie Ramian aka La Francesa  qui a bien voulu répondre à nos questions. En tête de son blog, on peut lire Cocinar es un acto de amor, Martín Berasategui. Pas besoin d’être fort en thème pour comprendre de quoi il s’agit et où l’action se déroule… Bonne lecture !

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Ancienne Parisienne, ancienne Marseillaise, je vis en Espagne depuis presque 7 ans. J’ai deux gnômes à la maison qui ont un estomac sans fond et un palais exigeant. Monsieur LaFrancesa est un gourmet limite psycho-rigide : d’où ma grande connaissance des recettes classiques, alors que moi j’aime m’aventurer dans des mélanges improbables tant qu’ils restent… cohérents comme mon tartare de boeuf aux épices.

Qu’est-ce qui vous a amené à la cuisine ?

J’ai eu la chance d’avoir une double culture culinaire : la cuisine malgache à la maison et la cuisine française de la cantine, je n’ai jamais boudé les endives au jambon, c’était exotique pour moi. Quand je me suis retrouvée seule jeune adulte à "me chercher la vie" je me suis mise à cuisiner tout ce que j’aimais : pot-au-feu, salade de pâtes, poulet-frites et romazava, il n’était pas question de me mettre aux congelés car petite j’avais eu ma dose de Bolino et de crêpes Findus !

Quels sont vos marques préférées en cuisine ?

Je suis locavore à 80% donc je fréquente peu les supermarchés. Même si je vis en Espagne, je vais en France 2 fois par mois pour des safaris-courses très ciblés : je suis une monomaniaque des pâtes DeCecco, et une inconditionnelle des limonades Lorina, de la crème de marrons Faugier et du beurre AOC Charentes-Poitou. Pour ce qui est du matériel rien de tel qu’une bonne, belle et grande cocotte Le Creuset : je suis très traditionnelle. Et je ne serai rien sans mon mixeur Braun : dans la cuisine espagnole, c’est indispensable.

Quel est l’ustensile dont vous ne sauriez pas vous passer ?

Une mandoline. J’en ai une qui a la tête d’avoir fait la guerre 14-18 mais elle est robuste et résiste à mes tortures quotidiennes, et oui : je l’utilise presque tous les jours, je ne me suis jamais blessée avec. J’ai repéré celle de mes rêves mais je trouve tout le temps d’autres priorités d’achat. Avant Noël j’ai eu ma période "rien sans mon chalumeau" mais je me suis calmée, je ne le sors qu’une fois par semaine ah ah ah…

Quel type de cuisine préférez-vous ?

Je suis militante anti-FSALC (feuille de salade à la c**) alors quelle soit française, libanaise, asiatique, espagnole ou italienne elle doit être sans chichi. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne soit pas raffinée : une gardianne camarguaise c’est plus subtil qu’un mauvais foie gras avec une déco baroque… cache-misère. J’ai du mal avec le tralala superficiel.

Quel est le produit que vous aimez particulièrement cuisiner ?

Ma cuisine étant majoritairement méditerranéenne, je pencherai naturellement pour un produit de la mer : la seiche, le poulpe… les céphalopodes en général ou alors un poisson bleu très modeste comme le maquereau ou la sardine. Mais j’aime aussi travailler le lapin, une viande blanche pas assez valorisée à mon avis.

Quelle est votre plus belle réussite culinaire ?

Le carnard laqué selon la recette de ChefSimon.com, un grand classique a casa LaFrancesa, j’ai même trouvé une façon simple et ludique d’en accomoder les restes et que j’ai publiée sur mon blog. Il y a aussi le chou farci, toujours selon ChefSimon.com mais je pratique une version personnalisée et améliorée au fil du temps que je vais bientôt publier, il paraît que le chou est à la mode hi hi hi…

A quelle table aimeriez-vous être invitée ?

Dans mes rêves celle du restaurant Can Celler de Can Roca à 11 km de chez moi à Girona, je suis amoureuse du génie de Joan Roca (la cuisson sous vide, le rotovapeur, la texturisation de l’huile d’olive… c’est lui). Plus sagement, au nouveau restaurant parisien d’Anne-Sophie Pic. J’admire son parcours et j’ai eu l’occasion de manger plusieurs fois dans son bistrot de Valence.

2 Réponses to "Interview de gourmet : LaFrancesa"

Bonjour,

Entièrement d’accord, surtout sur le maquereau, c’est un excellent poisson et pas cher du tout !

Cordialement

Et oui, la beauté se cache parfois dans les choses… simples

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